Recherche d'emplacements
Repérage des sites possibles sur le littoral et le long de la Gironde, croisé avec les contraintes de marée, de courant et d'accès.
Nous construisons, restaurons et entretenons les cabanes de pêche sur pilotis qui ponctuent la Gironde et le littoral atlantique — avec des matériaux naturels et des méthodes empiriques transmises d'une rive à l'autre.
Un art de vivre.Charles de Genouillac
Posée sur l'eau, suspendue hors du temps.
Le carrelet : une cabane, un filet, un horizon, une évasion…
Carrelet Patrimoine est une société (SAS) dédiée à la sauvegarde et à la transmission d'un héritage singulier — les cabanes de pêche sur pilotis de l'estuaire de la Gironde et du littoral atlantique.
Nous accompagnons toute personne qui rêve de posséder son carrelet dans l'ensemble de ses démarches : recherche de l'emplacement, obtention des Autorisations d'Occupation Temporaire, puis construction de l'ouvrage sur mesure, pensé selon ses envies.
Alain Iviglia et Charles de Genouillac se sont rencontrés sur des chantiers du patrimoine. Ils développent cette activité depuis plusieurs années et sont aujourd'hui devenus des référents sur le secteur de la Gironde.
Charles de Genouillac, compagnon charpentier, adapte chaque construction aux souhaits de son propriétaire et la réalise dans la plus pure tradition des bâtisseurs de carrelets — en composant avec les marées et en préservant la végétation environnante.
Six missions principales, articulées autour d'un même geste : installer ou réparer un carrelet pour qu'il dure.
Repérage des sites possibles sur le littoral et le long de la Gironde, croisé avec les contraintes de marée, de courant et d'accès.
Sélection de quelques emplacements pertinents, présentés avec leur contexte sur carte.
→ Exemple — Domaine de Geneste, rive de la Gironde.Accompagnement pour l'obtention des Autorisations d'Occupation Temporaire auprès du gestionnaire du fleuve ou de la commune.
Réalisation complète de l'ouvrage : pieux, charpente, plancher, cabane, passerelle. Bois sélectionnés, méthodes empiriques traditionnelles.
Diagnostic, reprise des bois fatigués, restauration d'éléments anciens. Visites périodiques après tempête ou marée exceptionnelle.
Conseil sur la carte de pêche et le timbre particulier nécessaire à la pratique de la pêche aux engins mécaniques depuis un carrelet.
Sur la rive de la Gironde, ce domaine constitue un cas type : géographie d'estuaire, marées vives, accès terrestre balisé. Nous y identifions des emplacements compatibles avec les usages locaux et la réglementation en vigueur, et présentons à nos interlocuteurs une visualisation cartographique de chaque option.
Estuaire de la Gironde · rive gauche
De l'enfoncement des premiers pieux jusqu'à la première marée : huit étapes pour construire un carrelet, dans l'ordre où elles s'enchaînent sur place.
Le chantier commence à marée basse. On implante la passerelle en battant les pieux dans la vase jusqu'au refus, selon un plan calé sur les courants, le marnage et l'accès depuis la rive.
Sur les pieux, on assemble longrines, traverses et platelage. La passerelle court entre dix et quinze mètres de long depuis la digue, jusqu'à la cabane de pêche.
Plus délicat : les pieux qui porteront la cabane sont battus en eau, depuis une échelle ou un échafaudage suspendu. Profondeur et fruit calibrés pour résister aux vives eaux d'équinoxe et aux coups de vent d'ouest.
Sur les pieux du carrelet, on monte une plateforme d'environ 20 m² : longrines, solives et platelage. C'est l'assise sur laquelle viendront s'élever la cabane et le mécanisme du filet.
Lattes verticales en bois de pays — pin maritime traité, chêne pour les pièces visibles. Hublots, portes et volets sont taillés et ajustés sur place, à l'œil et au gabarit ; aucune cabane ne ressemble exactement à une autre.
Coin cuisine et bar, poêle à bois en fonte, banc de pêche, rangements pour le matériel. Les volumes restent simples : on vient pour pêcher et regarder l'eau, sans rien céder à l'essentiel.
Garde-corps, passage de visite, banquettes — la terrasse couverte prolonge la cabane vers l'eau. Le confort du lieu vient surtout du paysage qu'on y contemple, pas de ce qu'on y installe.
Treuil, arceaux croisés, filet carré, cordages. Premiers réglages, première descente du filet, première remontée. L'ouvrage entre dans la rotation des saisons — et dans celle, plus longue, de l'entretien à venir.
La pose du filet est la dernière touche de la construction : l'occasion, aussi, de lever son verre et de fêter le carrelet achevé comme il se doit.
Chaque carrelet que nous construisons est unique, façonné à la main et pensé pour durer face à l'estuaire.
Vous pouvez choisir le sur-mesure en matériaux neufs traditionnels : bois massif sélectionné, assemblages éprouvés, quincaillerie adaptée aux embruns. Une cabane fière et soignée, dans le plus pur respect des techniques d'autrefois — celle qui traverse les générations sans rien céder au temps qui passe.
Ou vous pouvez vous laisser tenter par le réemploi : bois patinés, planches qui ont déjà vécu, matériaux récupérés et remis en œuvre avec soin. Le rendu prend alors des airs de cabane à la Robinson Crusoé — brute, singulière, pleine de caractère. Une beauté qui ne s'achète pas neuve : celle des choses qui ont une histoire, et qui ne manque pas de charme, posée là, entre ciel et eau.
Deux philosophies, une même exigence : que votre carrelet vous ressemble, et qu'il tienne bon.
Le carrelet désigne autant l'engin de pêche — un filet carré tendu sur deux arceaux — que la cabane sur pilotis depuis laquelle on le manœuvre.
Sur les rives de la Gironde, le carrelet est d'abord une silhouette : une cabane modeste posée au bout d'une passerelle, deux mâts, un filet qui plonge à la marée descendante puis remonte, parfois vide, parfois lourd d'aloses et de crevettes blanches. Les pêcheurs s'y relaient depuis le XIXᵉ siècle ; les architectes ont mis plus longtemps à s'y intéresser.
La construction obéit à des règles tacites, transmises d'une rive à l'autre : on choisit des bois résistants à l'eau saumâtre — pin maritime, chêne, parfois châtaignier pour les éléments visibles — on enfonce les pieux à marée basse, on assemble la charpente sur place. Aucune pièce n'est tout à fait identique à une autre. C'est précisément ce qui rend l'ensemble cohérent : un répertoire de gestes plutôt qu'un catalogue de plans.
Les carrelets sont fragiles : exposés aux marées de vives eaux, aux tempêtes d'équinoxe, à la corrosion lente du sel. Sans entretien régulier, un ouvrage se dégrade en quelques saisons. Sans transmission du savoir-faire, les techniques qui ont permis de les construire — empiriques, locales, faiblement documentées — disparaissent avec ceux qui les ont apprises sur le tas.
« On ne construit pas un carrelet pour qu'il dure cent ans. On le construit pour qu'on puisse, dans cent ans, en construire un autre exactement pareil. »
Notre activité s'inscrit dans cette continuité : restaurer les ouvrages qui peuvent encore l'être, accompagner ceux qui souhaitent en bâtir de nouveaux, et tenir le carnet des gestes pour que le métier se transmette. C'est tout ; ce n'est pas peu.